Karin Et David - Louisiane

lundi, le 5 décembre 2005, 07h48

Le "démarrage" à Lake Charles

a oût 2005

Après avoir trouvé l’appartement, passé le permis de conduire et acheté une voiture et un ordinateur, nos journées se sont succédées à une vitesse ultra-rapide.

o n faisait des courses quasi tous les jours. Quelle horreur !
Ça fait bizarre de devoir TOUT acheter pour meubler et équiper l’appartement... alors que rien ne nous manque en Belgique. On a dû acheter des couverts, une batterie de cuisine (entendons-nous bien : deux casseroles et une poêle), un tire-bouchon, un ouvre-boîte, deux chaises, une table... Une table de salon et un fauteuil achetés à un « garage sale ». Et comme on se dit que ce ne sera pas pour la vie, on n’achète pas la meilleure qualité et que se passe-t-il alors ? Après 2 mois, on a pu racheter des casseroles, parce que les précédentes étaient vraiment pourries ! Eh oui, on est au pays du « tout pour pas cher » et du coup aussi au pays du « tout pour pas longtemps ». En conclusion : « Achetez Messieurs Dames ! Dépensez vos sous si durement gagnés ! Consommez, consommez, consommez... il n’y a quand-même rien d’autre à faire dans ce bled ! »


Garage Sale, à l'intérieur de la maison cette fois: David a la recherche de disques "introuvables"...

Ce qui m’a le plus choqué en arrivant ici, ce sont les aliments proposés dans les supermarchés. Tous les produits frais, fruits et légumes, sont très chers ! Il y a quelques jours, j’ai acheté des mandarines à 35 cents/pièce !!! Et pourtant le climat d’ici est idéal pour la culture de fruits et légumes. Ça reste une énigme.

La seule réponse qu’on a trouvée jusqu’ici, c’est que le prix dépend de l’offre et de la demande (mes cours d’économie n’ont peut-être pas été vains ;-) étant donné que tous les plats congelés (de préférence en sauce et je ne parle pas des calories) ne sont pas chers. On a l’impression que le poids des gens dépend de leur niveau de vie : plus quelqu’un est fortuné plus il a le choix de ses aliments et peut donc s’offrir les plus chers et donc, les plus sains. Par contre, il est vrai aussi que globalement de moins en moins de gens ont le temps de cuisiner. Mais même dans ce cas, les personnes avec un salaire plus élevé ont encore le choix de mieux se nourrir. Et d’après le documentaire « Super Size Me », notre raisonnement ne s’éloigne pas trop de celui du réalisateur (Morgan Spurlock) et d’un écrivain que le réalisateur interviewe dans un des bonus du DVD. Ce dernier a écrit « Fast Food Nation » et s’appelle Eric Schloss. Encore un bouquin à lire.


Je crois qu'il n'y a que les Belges qui peuvent comprendre pourquoi David et moi avons ri en ouvrant la porte de ce congélateur au Wal Mart...

Les gens ne cuisinent que très peu ou pas du tout, mangent mal et ne font pas assez d’exercice. Je me demande quel sera l’état de santé des Américains moyens dans 10 ans ? J’espère que l’Europe ne continuera pas à suivre le sacro-saint exemple de nos amis d’outre Atlantique ! Bref, toutes ces considérations valent ce qu’elles valent, hein ? ;-)

Donc, où en étais-je ? Au mois d’août 2005 !
Premier choc : la nourriture ! Nous ne trouvons pas non plus (et aujourd’hui toujours pas) de « bon » pain avec une croûte. Tous les pains sont mous. Pas de baguette, cette année ! Autre déception dans notre quotidien : le « bon » vin. Le bon vin est également rare et très cher. Et tous les vins contiennent des sulfites ! On a fait des recherches concernant cet élément, et on a failli pleurer ! Il ne reste plus que le vin bio qui ne serait pas dangereux.
La suite : le chocolat noir est dur à trouver, les yaourts avec gélatine sont la norme, il y a du sucre ajouté dans tout aliment, des hormones dans le lait et la viande, pas de saucissons dans les rayons, les fromages au lait cru sont hyper-rares (il faut aller dans des magasins spécialisés), etc. Ouais, je sais, mangeons et buvons bio ! Mais le salaire d’instit’ ne suffit pas. Donc, on s’habitue et je n’essaie de ne plus trop lire les étiquettes d’emballage des aliments. On s’est fait une raison, c’est plus facile... et moins cher ! ;-) On tiendra bien un an.

Deuxième choc : les poubelles ! Ou devrais-je plutôt dire « la » poubelle ! Ici, on ne s’emmerde pas avec des sacs bleu, jaune ou brun, ni même avec les grandes poubelles. Un sac pour tous les déchets et hop, dans le conteneur du complexe, avec le vieux fauteuil et le frigo périmé (quel gaz ? le fréon, c’est quoi ?). Je n’ai pas trouvé de bulles à verre ni de parcs à conteneurs. Et par dessus tout, dans les supermarchés on vous emballe vos courses. En moyenne, il doit y avoir deux produits par sac en plastic. Et quand je transvase d’un sac dans l’autre on me regarde bizarrement ou pire encore, quand je vais dans un magasin et que je dis que je veux pas de sachet, ils ne comprennent pas. Peut-être est-ce dû à mon anglais ?

Depuis, les chocs se succèdent et ne se ressemblent pas ! Nous sommes bien loin des reportages et des livres sur la Louisiane que nous avions vus ou lus avant de venir...

Le début du mois d’août s’est donc résumé à faire des courses et préparer la classe de David, étant donné que l’année scolaire commençait déjà le 15 pour les profs et le 17 pour les élèves. Pendant la semaine qui précédait la « rentrée » des profs, nous avons nettoyé et désencombré sa classe tous les jours. La climatisation des classes avait été coupée pendant les vacances et avec l’humidité de l’air, toute la classe puait le renfermé et le papier était généralement gondolé, si pas moisi. Les posters tombaient des murs et d’après ce que j’ai compris, c’est une des raisons pour laquelle il y a un nouvel ordinateur chaque année dans cette classe. Pour la suite des descriptions de la vie à l’école, je laisserai la parole à David...

Karin
Commentaires
{ 1 }

Ce matin en ouvrant la boite, j'y ai trouvé une petite envelope bleue! Quelle super surprise de voir qu'elle provenait de Louisianne! Merci pour le petit mot et merci pour le dépliant. quand j'ai vu qu'il y avait la Famille Von Trapp (The Sound of Music)à Dollywood et bien franchement, je me suis dit ceci : Si j'étais un petit patient en phase terminale, je demanderais à la fondattion Make a Wish de m'y envoyer! (rhôô Melissa qu'est-ce que tu racontes!) Enfin voilà. Merci. Et merci aussi pour vos histoires. Je vous soutiens du fond du coeur et pour 'tre solidaire avec vous, ce soir je mangerai des macaronis surgelés ou autre machin extra calorique que je trouverai au White Night. un gros bisou à vous deux!

Melissa { décembre 5, 2005 11:37 AM }
{ 2 }

On dirait que vous 'tes dégo?tés devant le mode de vie américain. Mais je me trompe certainement. Quand on a la CHANCE d''tre en Louisiane, c'est pour savourer chaque ingrédient de cette expérience. La recette du bonheur est à ce prix!

joe { décembre 6, 2005 6:49 AM }
{ 3 }

Ce qui m'étonne toujours jusqu'à aujourd'hui, c'est que l'achat du tire-bouchon ne s'est pas fait en priorité !

Vous étiez malades ou quoi ?

hugo { décembre 6, 2005 9:58 AM }
{ 4 }

Bonjour

Comme on se sent un peu mieux on lit les nouvelles. (m'me que c'est des vielles)

En vous lisant la remarque qui s'impose est qu'il ne faut pas confondre tourisme et immigration ... m'me si ce n'est que pour un an !

Ceux qui viendront vous voir vous apporteront du chocolat noir (faites éventuellement une liste, les autres en feront provision pour votre retour.

Bisous

Babou et Papy

babou { décembre 8, 2005 3:30 AM }
{ 5 }

des stouffers sans préservatifs! C'est dangeureux ça!

elmarek { décembre 8, 2005 8:36 AM }
{ 6 }

Salut vous deux ,

Ben oui, les States c'est ça , c'est aussi pour ça qu'ils votent Bush !

Bon, du côté de la Californie et du Nord est , c'est quand m'me différent mais...c'est aussi pour ça qu'on est bien chez nous ...Allez le reste sur Clair Vivre ...plus loin

Courage , c'est bientôt Jingle Bells !

Louise

Louise

loulou { décembre 17, 2005 2:04 AM }
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