Karin Et David - Louisiane

dimanche, le 20 novembre 2005, 21h42

Les premiers jours à Lake Charles

c omme promis, je vais essayer de vous raconter une vieille histoire.
Certains lecteurs attentifs nous demandent encore : « Comment est votre appartement ? » « Où vivez-vous ? » « Comment avez-vous trouvé un logement ? » Lisez ma réponse ci-dessous ...

n ous arrivons donc à Lake Charles le 28 juillet, et recevons l’accueil
« chaleureux » promis par l’organisme de cet échange culturel et les responsables locaux (lire : From Baton Rouge to LC) et passons une affreuse nuit (quasi blanche)!

Dès le lendemain de notre arrivée dans cette "adoraaaable bourgade", une prof’ française à la retraite, Jacqueline, qui joue les prolongations pour la deuxième année scolaire en Louisiane, nous héberge. Nous avons dormi dans son salon pendant quelques nuits, le temps de signer toutes sortes de papiers administratifs, de signer pour un appartement, de passer notre permis de conduire, de trouver une voiture, d’acheter les meubles rudimentaires (un lit, une table et deux chaises) et de -enfin!- déménager nos affaires.

Pour vous situer, l’accueil à Lake Charles s’est toujours déroulé comme suit les années précédentes: une famille américaine prend un prof' francophone « sous son aile » et aide celui-ci dans toutes ses démarches administratives et pratiques.
Mais cette année ça ne se bousculait pas au portillon et en plus une famille s’est désistée au dernier moment. Donc, pas de famille d’accueil pour nous. Par contre, les deux personnes qui nous ont improvisé aide et accueil sont Jacqueline et Laurent.

Notre « nid » !
Vendredi, le 29 juillet

Nous visitons, avec tous les profs de français fraîchement arrivés et leurs chauffeurs, des complexes d’appartements. C’est avec la dame qui organise bénévolement l’accueil des profs depuis 18 ans (Faye) que nous faisons ces démarches.

Le matin, nous visitons quelques complexes et mis à part deux appartements dans le même complexe, il n’y a rien de libre sur Lake Charles ! Pourquoi ?
Et bien, un nouveau casino vient de s’ouvrir en ville et il a fallu loger les 2500 nouveaux employés. Super, du coup on n’a pas trop le choix !

On passe à la banque, on ouvre un compte, on dépose tous nos dollars$$$ et repartons visiter des complexes d’apparts. Que dalle ! David et moi, on se résigne à signer pour un appartement à 2 chambres et 2 salles de bains. On signe pour 3 mois en espérant trouver un plus petit appartement pendant ce temps.

Mais ce n’était sans compter sur Katrina et ensuite Rita. A l’heure qu’il est, nous avons re-signé pour 6 mois, parce que le marché immobilier de Lake Charles est plus que saturé.

L’appartement se trouve dans le complexe Shadowood. Jacqueline, Laurent et trois autres profs françaises (Isabelle, Joëlle et Céline) habitent également dans ce complexe. Les constructions sont encore assez mignonnes. La plupart sont des maisons à un seul étage, un appartement par étage. Nous avons un premier étage, sous un grand chêne. Grâce à cet arbre nous pouvons admirer nos amis les écureuils de très près et sommes quasi toujours à l’ombre. Voyez plutôt les photos, elles parlent d’elles-mêmes ! ;-)


Vues de notre appart' au premier: avant et après l’ouragan Rita



Admirez le beau tapis plain de notre salon vide! Il n’y a pas moyen de trouver des habitations sans tapis, heureusement David supporte... ses allergies ne se sont pas encore manifestées !


Notre salon et notre cuisine aujourd'hui!


La chambre à coucher et une des salles de bains


Et le papier peint de la cuisine, hein ? Vous êtes jaloux, je parie !


Sans oublier les « closets » dont j’ai toujours rêvé !


La « wasserette » du complexe (sans oublier le beau frigo rouge), ses poubelles et ses boîtes aux lettres vous sont présentées par notre guide local, David! ;-)


Et la belle piscine du complexe : avant et après l’ouragan Rita !


Les beaux trous dans le béton du parking du complexe, même avant Rita !

Nous pouvons déjà déposer nos affaires dans notre nouvel appartement, mais ne pouvons y emménager que le 1er août.


Journée « voiture » !
Samedi, le 30 juillet

Laurent vient nous chercher assez tôt chez Jacqueline et nous emmène chez tous les vendeurs de voitures de la ville. Chaque concessionnaire nous propose quelques voitures d’occaz'. Il y a même un vendeur du plus gros concessionnaire de la ville qui nous a demandé de le rejoindre en voiture sur le parking de l’église d’à côté. Il nous disait qu’il connaissait une « très bonne affaire ». Laurent, David et moi nous sommes regardés de façon suspicieuse et on l’a suivi. Il nous a emmenés au Nord de la ville chez un garagiste qui retape des bagnoles. Et, en effet, il nous proposait une voiture sympa. Trop chère par contre. Il a encore baissé le prix pour nous, puisque on était « tellement sympas » ! Comme on ne comprend rien à la mécanique on lui a dit qu’on reviendrait voir avec un copain qui s’y connaît.

En roulant dans Lake Charles, nous passons dans plusieurs rues où des gens font des « garages sales » sur leur allée de garage, d’où le nom ! Il y a bien souvent beaucoup de vêtements pour enfants, quelques meubles et énormément de bibelots, comme dans toute brocante. Ces « garage sales » se tiennent le samedi matin de +/- 7h du mat’ à midi. On s’arrête devant une maison où une voiture est à vendre. Elle nous plaît, du moins à ce prix (faut pas déconner, on n’a pas tout à fait changé de goût !). L’après-midi, nous y retournons avec Stéphane, qui est mécano. Il fait un essai et d’après lui, le deal est honnête. En fin d’après-midi, après encore avoir fait le tour des
« marchands » de voitures d’occaz’ pour Stéphane et Valérie, on rappelle le proprio de la voiture pour lui dire qu’on la prend. C’est une Plymouth Breeze de 1998, couleur beige-métalisé. Ouf ! Bonne chose de faite !

Ce que c’est fastidieux de toujours devoir demander à droite et à gauche pour nous conduire etc. Parce qu’ici : pas de transports en commun sauf 4 lignes de petits bus, pas de trottoirs, pas de pistes cyclables et les distances sont impressionnantes. Tout est fait pour la bagnole ici. Il y a moyen de faire plein de choses sans quitter son gros cul du fauteuil de son gros truck (genre « drive in ») : retirer de l’argent à un distributeur, faire des opérations bancaires comme à un guichet, poster le courrier, commander à manger dans un fast-food, etc.

Le soir, nous allons à notre premier festival cajun !
Ici-même à Lake Charles ! Waouw ! Il y a donc des choses à faire et à voir ?

Jacqueline, Isabelle, Pierre-Gérard et Marjolaine, David et moi allons au Civic Center de Lake Charles vers 19h. La fête a commencé l’après-midi, de telle manière que les bambins puissent également participer.
Et là, notre premier « clash » ! Après tout ce qu’on avait lu, vu et entendu concernant le pays cajun... on n’aurait jamais pu croire que ce que nous voyions à cet instant était une fête cajun !
Un grand dôme abrite le Civic Center (déjà, on croyait que la fiesta allait au moins être à l’extérieur !) et la salle nous rappelle Forest National, à Bruxelles, pour son côté multifonctionnel, grand et impersonnel. Dans le parterre, des longues tables avec des chaises de part et d’autre sont installées. Sur la scène, un imitateur d’Elvis chante et ses fans dansent devant la scène, les tables se trouvent juste après. Des stands de nourriture, frite de préférence, entourent le parterre. Ça sent « la frite » dans toute la salle.

Il y a une petite salle annexe avec des petits stands d’artisanat local! Du moins, c’est ce que disait l’annonce du festival. Comme vous le devinez déjà, il n’y avait pas grand chose d’artisanal : un stand de courses de voitures, un stand de pêche aux cadeaux, des babioles « made in China », des posters, des bijoux, etc. Je ne vais pas être de mauvaise foi ! Allez, peut-être que les objets en cuir étaient de l’artisanat : des ceintures en cuir avec un cow-boy gravé dessus, des porte-briquets et autres pièces « typiques ». Ça ne pouvait avoir été fait qu’ici !

Vu la musique, l’artisanat, la nourriture et les cow-boys des années ’80, David et moi nous nous sommes résolus à boire ! De la bière, quoi d’autre ? Rien à voir avec les excellents breuvages de notre petit plat pays. Il faudra aussi se faire à ça ! Pfff, la liste des choses auxquelles on devra s’habituer devient longue...

On a quand-même goûté de l’alligator. Frit, bien sûr ! C’est pas mal, un peu « caoutchouteux », mais bon.

Un monsieur a entendu que nous parlions français et il nous a dit quelques mots. On aura quand-même rencontré un Cajun à cette soirée !


Permis, je t’aime !
Dimanche, le 31 juillet

David et moi sommes restés toute la journée chez Jacqueline pour étudier notre permis de conduire et aussi parce que nous attendions un coup de fil qui n’est jamais venu !


Emménagement
Lundi, le 1er août

Nous avons reçu les clés de notre appartement et nous avons été commander notre lit, grâce à notre chauffeur Laurent. Le vendeur de matelas avait tout d’un psychopathe : lunettes à gros verres, petit, maigrichon, rire strident, images et icônes pieuses par centaines dans son bureau et quand nous lui avions donné un chèque (oui, ici, ça existe encore) tout en disant que nous venions d’ouvrir notre compte et que nous espérions que le cash serait déjà déposé sur notre compte avant qu’il n’encaisse le chèque, il nous a tout simplement répondu : « De toutes façons, je sais où vous habitez et si votre chèque est en bois, je viendrai brûler votre maison ! hihihihi » Un vrai rire de hyène ! Et nous, ne pouvant prier aucun dieux, nous avons souri et croisé les doigts derrière notre dos.

Une demi-heure plus tard, deux de ses employés nous livraient le lit! Le lit se compose d’une structure métallique (comprenant les pattes), d’un sommier qui ressemble à une grande caisse en bois recouvert d’un fin tissus et –enfin- du matelas. Du coup, nous sommes couchés assez haut. On a donné un pourboire aux livreurs, et on s’est rendu compte que ça ne se faisait pas, mais ils n’ont pas refusé !

Plus tard, nous avons tous (c-à-d, tous les nouveaux étrangers) essayé de conduire la voiture automatique de Faye, afin de nous préparer au permis de conduire. Nous le passerons le lendemain.

Karin
Commentaires
{ 1 }

De gros bisous, tout simplement.

Et je suis très heureuse de "votre bonne santé".

Annick { novembre 21, 2005 10:43 AM }
{ 2 }

merci David et Karin de nous donner de vos nouvelles aussi régulierement. On se sent ainsi beaucoup plus près de vous. A ce stade-ci, le bilan de votre expérience est-il positif ou négatif ? Regrettez-vous votre bonne vieille patrie ? Vu de très loin, vous avez quand m'me l'air de vous amuser. Dites-moi si je me trompe.

A bientôt.Je vous embrasse. Christine.

christine { novembre 21, 2005 12:31 PM }
{ 3 }

c'est toujours aussi chouette de vous lire! Comme ça on voit que vous pensez à nous quand on pense à vous! C'est cool ça non?

isa { novembre 22, 2005 12:03 PM }
{ 4 }

A parcourir votre site, on se sent plus près de vous. Ca fait du bien ! A Paris, on se les gèle, et on a pu constater qu'à Bruxelles pendant le week-end, c'était la m'me chose. Je suis sûre que vous avez plus chaud que nous ! Par ailleurs, on n'arrive plus à vous joindre par Skype, ça marche-t-y plus ??? Bizzz à tous les 2

Maman

Mam-anne { novembre 22, 2005 4:44 PM }
{ 5 }

C'est marrant de lire cela en novembre. ça donne un petit coup de projo dans le rétro,... si loin et si près... quand on était encore insouciants!

joe { novembre 26, 2005 8:43 AM }
{ 6 }

COUCOU TOUS LES DEUX !

Merci de nous écrire si souvent.

Si chez vous le temps est à l'été, ici, il fait froid. Nous avons m'me eu de la neige le week-end passé. Incroyable non ?

A+

CATHERINE { novembre 29, 2005 10:20 AM }
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