Karin Et David - Louisiane

mercredi, le 24 août 2005, 10h00

Baton Rouge

b aton Rouge, Holiday Inn
Mardi, le 26 juillet 2005

Formation pour tous les profs étrangers de français et d’espagnol
(en Louisiane)

Le lendemain de notre arrivée à Baton Rouge, le 26 juillet, David et moi nous nous levons à 7h pour aller prendre le petit-déjeuner.

l e petit déjeuner est prévu pour les profs, mais pas pour les « accompagnateurs ». Tous les profs se retrouvent dans une grande salle de séminaire de l’hôtel. David reçoit son programme de la journée... waouw ! formation jusqu’à 18h. Le pauvre, après 24h de voyage et une nuit de 7h pour récupérer, je me demande dans quel état je le retrouverai ce soir.

Bon, je laisse David et je vais au buffet de l’hôtel. Pas génial le choix, mais au moins c’est à volonté ! Stéphane, le copain de Valérie, me rejoint. Nous nous empiffrons, comme ça on tiendra au moins jusqu’à ce soir. ;-) Une serveuse vient se présenter et nous dit qu’elle sera notre serveuse pendant la durée du petit-déj’. OK, merci, elle nous sert un café qui est resté dans le percolateur -depuis on ne sait combien de temps- et un grand verre (gobelet en plastique) d’eau avec plein de glaçons. « Un espresso ? » Faut pas rêver. Bon, d’accord, on s’adapte. On n’a pas le choix.

Ah, c’est vrai, le prix affiché n’est jamais ce qu’on paie au final... Sur le ticket il y a le prix affiché à la carte plus la taxe (+/- 10%) et puis, il ne faut pas oublier le pourboire. Aucune idée de cette habitude, on paie la note. Regard REVOLVER de « notre serveuse »! Qu’avons-nous « de nouveau » fait ? On ne comprend pas. Pas grave, on quitte ce haut-lieu culinaire.

À la réception de l’hôtel, je demande si nous sommes loin du centre et la dame nous répond que nous sommes à peu près à 10 minutes du « downtown » . Elle me tend deux cartes sommaires photocopiées des grandes routes de la ville et des environs. C’est vrai que la ville ne paraît pas si étendue que cela. Elle ajoute qu’il y a moyen d’y aller à pied !

Stéphane et moi nous mettons en route, à pied bien sûr. Il est 10h et il fait déjà super chaud ! On marche sur le bord de la route, les trottoirs sont rares ici. On se promène dans un quartier résidentiel, là il y a des trottoirs mais aucune âme qui vive. Nous essayons d’arrêter une voiture... ouais, on essaie. Et elle, par contre, nous fonce droit dessus. Ouf ! Elle nous évite tout de même !

Bon, on continue notre avancée sans boussole. Après une heure de marche dans cette chaleur, nous apercevons un cycliste. Je l’arrête et il nous dit qu’il prend toujours la « I10 » avec sa mère quand il va « downtown », à +/- 12 miles. Bonne nouvelle, on ne visitera pas Baton Rouge aujourd’hui, je crois.

On retourne à l’hôtel, je repose la même question à la même dame de la même réception. C’est exact, « downtown » est à 12 Miles d’ici et il ne faut que 10 minutes en voiture... Mais de qui se f...-on ? On a la réponse !

Stéphane et moi décidons d’aller faire un tour au « Wal Mart », un supermarché vraiment pas loin cette fois-ci. Nous longeons les routes, traversons les parkings et trouvons « un » passage piétons. « Ils » ont dû se tromper quand « ils » ont dessiné ces lignes blanches au sol ! ;-)

Le « Wal Mart » se trouve dans un grand zoning avec d’autres magasins aux façades plus grandes les unes que les autres. Par contre, il n’y a quasi pas de fenêtres. J’apparenterai le « Wal Mart » au « Carrefour » et au « Makro ». Mais, j’ai l’impression que ce magasin est encore plus grand. Point de vue marchandise proposée, ça va de la glace en seaux de 10l aux articles de chasse en passant par les essuie-glaces et poissons vivants pour aquarium.

On entre dans presque tous les magasins du zoning... ben oui, on a le temps. Stéphane me dit d’aller voir dans le magasin de hobby puisque j’aime bricoler. Le magasin aurait mieux fait de s’appeler « Kitsch en stock » plutôt que « Hobby quelque chose ».

En général, les vendeurs sont assez sympas. Ils nous demandent toujours d’où nous venons. La première fois j’ai répondu « Belgium, Brussels ». Je ne crois pas qu’il pouvait imaginer qu’un pays pouvait porter un tel nom. La deuxième fois qu’on nous pose cette question, je réponds « from Europe, just above France ». Là, ça marche ! Du moins, j’ai l’impression qu’il situe. Heureusement que je n’ai pas dit « Flanders » en plus. Comme quoi, on est bien peu de choses à une telle échelle/distance et bon nombre de querelles nationales et régionales nous paraissent ridicules et futiles.

On va boire un verre dans un snack. Drôle de couleurs les softs ! On demande un gobelet et puis on se sert a la « pompe » des liquides plus sucrés et chimiques les uns que les autres. Et en plus, il n’y a que rarement de l’eau à ces machines ! Et s’il y en a, c’est de l’eau pétillante de Coca-Cola ou Pepsi.

On discute avec des Québécois qui ne nous proposent même pas un lift, alors que je leur ai prêté une carte !!!

On rentre à l’hôtel, direction piscine ! Waouw, ça fait du bien...
Le soir, nous rejoignons nos amis les profs. Nous soupons tous ensemble dans une de ces salles de séminaire. Ensuite, les profs belges & satellites allons dans un bar pas loin de l’hôtel. Stéphane et moi l’avions repéré l’après-midi.

Bien sûr, à l’entrée on me demande mon passeport. Ben oui, ici, on ne rentre pas dans un bar en dessous de 21 ans. Ça, c’est un compliment, non ? Le « sorteur » le demande à tout le petit groupe, mais tout le monde n’a pas son passeport. Il essaie de nous impressionner et nous dit que ceux-là ne pourront pas rentrer. OK, alors on se casse tous ! Ouh là, il ne faut pas le prendre comme ça... du coup, on a tous le droit de rentrer. ;-)

Bar sympa, avec des affiches au plafond et sur les murs, des casques de base-ball au mur, assez bonne musique, deux tables de billard, etc.

Pas trop bu, mais quand-même bu quelque chose d’alcoolisé !
À bientôt !

Je n’ai pas encore toutes les photos... dès que je les aurai, je les ajouterai, promis ! ;-)

Mercredi, 27 juillet 2005
Toujours Baton Rouge

Les profs sont toujours en formation et sont encore plus crevés que la veille.
Pour Stéphane et moi, c’est de nouveau petit-déj’ au buffet de l’hôtel. Avec la même stratégie que la veille : « tenir jusqu’au soir ! » Catherine, que nous avons rencontré la veille, vient se joindre à nous. Elle vit aux Etats-Unis depuis presque 10 ans. Elle est venue la première fois en Louisiane en tant que jeune prof’ belge... et elle est restée. Stéphane et elle se rendent compte qu’ils ont fait du sport dans les mêmes endroits en Belgique etc. Ça ressemble à des retrouvailles ! ;-)

Vers 10h30, Kadia, Stéphane et moi décidons de prendre un taxi pour aller dans « LE » centre commercial de la ville. Il paraît qu’il est super, gigantesque, une des seules choses à voir dans cette ville administrative ! Bon, ok ! On décolle de l’hôtel à bord d’un vieux tas de ferraille qui fait pas mal de bruit, mais nous arrivons bon port.

Un étage n’est consacré QUE à des snacks !

Kadia avait faim, et elle avait donc le choix entre : libanais, japonais, italien, cajun,... Et pour bien digérer, il y avait un moulin à chevaux.
Pas mal, le tout bien éclairé par les toits en verre.

Ici, apparemment, c’est la mode des « nœuds » autocollants. Explication : les nœuds ressemblent point de vue forme aux nœuds « anti-sida ». Par contre, ici, les nœuds peuvent avoir toutes les tailles et toutes les couleurs et chaque couleur représente une action différente. Et sur chacun d’eux, il y a un slogan. Les kakis et les nœuds aux couleurs des E.U. sont ceux qu’on voit le plus souvent. Et le slogan est généralement en relation avec les troupes en Irak et la fierté d’être Américain.

Ce sera une de mes missions cette année : essayer de photographier le plus possible ces autocollants et les mettre sur notre beau site ! ;-)

Bon, les trois touristes que nous sommes, flânons dans les boutiques et n’achetons rien.


Une librairie "ordinaire"...

Vers 14h, on en a marre... on veut rentrer. J’appelle un taxi et trois quarts d’heure plus tard, il se pointe ! Pire que le premier ! À l’intérieur, ça pue le tabac froid et autre chose qu’on n’arrive pas à déceler. Le chauffeur est un gars d’une quarantaine, maigre, blanc, fumeur, quelques cheveux gras attachés en queue de rat, cause tout le temps à son convoyeur, qui elle est tout le contraire : noire, énooorme, n’en place pas une, mais lui sourit quand-même de temps à autre.

Tout d’un coup, il se retourne vers nous et nous demande ce qui nous amène en Louisiane. Je lui explique. Et il nous répond qu’on ne tiendra jamais un an, que nous sommes « fous » et que en Louisiane, il y a rien à faire. Voilà encore un défis : trouver des trucs à faire en Louisiane (et pas seulement quand on sera mort). A ce rythme là, ma liste de défis risque d’être longue.

À l’hôtel, Kadia et moi allons à la piscine. Stéphane a dû s’effondrer sur son lit. Nous ne profitons pas longtemps de la piscine, parce que peu de temps après notre premier « plouf » un monsieur de l sécurité vient nous prévenir de sortir parce qu’un orage approche ! Zut !
En effet, un quart d’heure plus tard, le ciel craque et il pleut averses par seaux ! C’est mon premier orage en Louisiane, et c’est comme on nous avait dit : impressionnant !

Vers 17h, je rejoins les profs dans leur salle de séminaire et suis une présentation sur l’histoire des Cajuns (prononcez : kadjun). Un peu court, mais très bien.

Ensuite, les profs vont manger ensemble et il y a un panneau qui dit clairement que les accompagnateurs ne peuvent pas manger avec les profs ! "On ne paie pas pour leur repas !" Bon, ok, on ne va pas faire la révolution pour si peu. Kadia, Stéphane et moi allons manger dans un petit resto mexicain, pas loin de l’hôtel. On demande un « Daïquiri » comme apéro et on reçoit de la glace très finement pilée colorée fluo. Il faudra vraiment qu’on se fasse aux habitudes de la région !

Après coup, on nous a expliqué que c’était un « frozen Daïquiri ». Donc, les glaçons c’était normal. Par contre la quantité (dans un grand gobelet en plastic) et la couleur, je reste sceptique.

Pendant le souper, un nouvel orage éclate. On prolonge au resto...
Ensuite, après un repas bien copieux on retourne à l’hôtel pour voir les spectacles des profs. Comme d’hab’, le groupe des Belges passe en dernier. Par contre, leur spectacle était royal : un doux mélange des Snuls et de Benoît Poelvoorde version M.Manhattan. Applaudissements !

Ensuite, encore un verre au bar et dodo !
Demain, il faudra préparer les valises.


Jeudi, 28 juillet
Toujours Baton Rouge

Holiday Inn, le matin : les profs ont encore une formation.
Moi, je prépare nos valises et vais faire quelques courses avec Stéphane.

Suite de la journée : voir l’article de David « From Baton Rouge to LC – Highway 10 »

Bonne lecture !

Karin
Commentaires
{ 1 }

j'ai beaucoup aimé les photos sans commentaires du Wall Mart. Les jolies carabines à tuer dans la vitrine, les seaux de 20 litres de glace suspecte, et surtout les jolis poissons dans de l'eau colorée bleue pettante pour leur rendre la vie plus agréable dans leur petits pots en plastique de 10 centimètres de diamètre; quelle belle attention!

elmarek { septembre 11, 2005 5:32 PM }
{ 2 }

Salut les étrangers, C'est vrai que ça étonne ces super-hyper-énoooooooormes espaces-magasins o? on trouve absolument tout. L'eau avec glaçons à table a-t'elle toujours ce bon go?t de chlore dont je me souviens ?

C'est sans doute de là que vient le go?t du café... à +, bises. Babou

babou { septembre 12, 2005 1:25 AM }
{ 3 }

Contente de lire que vous aborder tout cela avec de l'humour.

Je suppose que vous découvrirez encore beaucoup de choses sur les Etats Unis, les Américains et vous-m'mes. Gros bisous

Catherine { septembre 12, 2005 2:22 AM }
{ 4 }

Votre site est super on s'y croirait presque.Malheureusement il y a eu Katrina qui ne laisse derrière lui que désolation et tristesse.Bon courage et bonne continuation

Edgard { septembre 12, 2005 10:18 AM }
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