Karin Et David - Louisiane

mercredi, le 12 octobre 2005, 00h32

Memphis-07/10/05

"Say it loud ! I’m black and I’m proud!"
Vendredi, le 7 octobre 2005

Aujourd’hui, nous avons visité le National Civil Rights Museum de Memphis. Il se trouve à l’endroit même où Martin Luther King a été assassiné en 1968, le Lorraine Motel. Le musée retrace toute l’histoire de la ségrégation aux Etats-Unis. Et de tous ceux qui ont lutté pour la déségrégation.

n ous sommes tristement surpris de constater que les Blancs sont très rares ici. Nous n’avons croisé qu’une famille et un autre couple. Tous les autres visiteurs, et ils sont très nombreux, sont afro-américains. Preuve que l’Amérique ségrégationniste – particulièrement dans le sud – a encore du mal à accepter la déségrégation. Ou à assumer son passé ségrégationniste. Ou à s’y intéresser, et c’est probablement l’hypothèse la plus pitoyablement vraisemblable.

En tout cas, le musée est un véritable mémorial. Toutes les salles regorgent d’informations, de photos et autres documents. Impossible de tout lire, tant les textes souvent longs fourmillent sur tous les murs. Ou alors il faudrait une bonne semaine. On est souvent stupéfaits de se rendre compte à quel point cette déségrégation est récente. Stupéfaits aussi de constater la violence qu’a rencontrée la non-violence du mouvement des droits civiques.

Et, comme un film dont on connaîtrait la fin depuis le début, on connaît l’issue du combat de Martin Luther King. Et c’est comme un noeud qu’on ressent dans les tripes à mesure qu’on approche de la fin de l’expo. Notamment quand on se retrouve, tout à la fin, face à la chambre où King passa ses derniers moments, à 2 pas du balcon où il tomba sous les balles d’on ne saura jamais vraiment qui.

Et à considérer la condition des Noirs aux Etats-Unis aujourd’hui, notamment après le passage de Katrina à la Nouvelle-Orléans, on est en droit de se demander ce qu’elle serait si King n’avait pas été fauché en plein combat. Trois ans à peine après Malcolm X. A la fin de la visite donc, l’émotion est palpable.

Et ça fait vraiment bizarre d’être un petit blanc dans toute cette foule qu’on n’arrive pas à dissocier de tous les opprimés dont on vient d’observer l’histoire. Pourtant, aucun regard n’est hostile. Mais c’est comme ça que je ressens les choses.

Un moment intense et riche donc. Et qui ne nous aura pas coûté un rond, en vertu de notre statut d’évacués.

David
Commentaires
{ 1 }

Bonjour vous deux.

Ce soir, je suis g‚tée. Je viens de lire la suite de vos super aventures et en m'me temps Michaèl m'appelle par skype. Je me sentais tout à coup très proche de vous.

Vous en avez des choses à raconter. C'est passionnant. Gardez-en un petit peu pour les soirées au coin du feu.

Au rythme o? vous nous racontez votre saga, l'année risque de passer trop vite.

Pas b'te l'idée du scénario. On se met à chercher un producteur ou un sponsor ?

A bientôt, profitez-en bien. Bisous

Christine.

Christine { octobre 13, 2005 5:20 PM }
{ 2 }

Salut les touristes !

Vous 'tes maintenant promeneurs et payés pour..., cela change un peu votre statut et nous permet une visite (bien)guidée des endroits mythiques que vous traversez et que j'aimerais moi aussi pouvoir visiter un jour peut-'tre. A bientôt donc pour la suite toujours aussi attendue. Bisous à vous 2.

Babou.

Babou { octobre 14, 2005 1:59 AM }
{ 3 }

Salut,

Ce qui vous arrive c'est vraiment dingue,mais à vous lire on ressent beaucoup d'émotions.Car malgré toute cette galère vous arrivez à conserver votre humour,à ne pas vous décourager et a essayer de faire quelque chose.En tout cas vos chroniques sur la vie aux States et vos points de vue sont très intéressants.Au fait David bravo pour le tribute TG.Gos bless you

Edgard { octobre 14, 2005 3:11 AM }
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